La lumière s’attarde sur la vie de Giuseppina, débarquée dans les montagnes jurassiennes en 1966, à l’âge de 17 ans, et sur Rita, Lucia et Anna, qui ont toutes dû apprendre le français sur le tas. Et puis il y a Davide Brancato, petit-fils de Giuseppina, qui a fui son Jura natal à cause du manque de tolérance face à son homosexualité. Et pour finir, il y a Ali Lamaadli qui vient d’ailleurs, de plus loin, d’une autre culture, d’une autre langue, d’une autre religion.
Sur scène elles et ils témoignent de leur intégration en Suisse, racontent des gestes et des savoirs, des traditions lointaines, mais vivantes, comme la danse et la cuisine (surtout la préparation de la pâte à lasagne), et des pratiques plus contemporaines, comme celles du travestissement ou du drag. Toutes et tous incarnent un véritable métissage culturel, des identités multiples et des époques autres.